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Les solutions pour combattre les baisses d’énergie grâce à la nutrition

Les baisses d’énergie ne viennent pas toujours d’un manque de volonté ou d’un entraînement trop dur. Très souvent, elles s’installent dans l’assiette, discrètement, repas après repas. Un petit-déjeuner trop sucré, un déjeuner pauvre en protéines, une hydratation négligée ou un dîner trop lourd peuvent suffire à créer une fatigue qui colle au corps. Chez les sportifs, même amateurs, ce phénomène est encore plus visible : l’organisme réclame du carburant stable, des vitamines, des minéraux, des glucides bien choisis et une récupération cohérente.

Imaginez Léa, 38 ans, qui court trois fois par semaine. Elle dort correctement, mais s’effondre chaque après-midi vers 15 h. Son réflexe : café et biscuit. Résultat : un regain rapide, puis un nouveau coup de fatigue. En ajustant son petit-déjeuner, en renforçant ses apports en fer, en buvant plus régulièrement et en remplaçant les sucres rapides par des aliments à index glycémique plus modéré, elle retrouve une énergie plus stable. C’est exactement l’objectif d’une nutrition bien pensée : aider le corps à produire de l’énergie sans montagnes russes.

En bref

  • Stabiliser la glycémie permet d’éviter les pics d’énergie suivis de coups de barre.
  • Les protéines, les fibres et les bons lipides prolongent la satiété et soutiennent l’effort.
  • Le fer, le magnésium, les vitamines B et la vitamine C jouent un rôle clé dans la vitalité.
  • L’hydratation influence directement la concentration, la contraction musculaire et la récupération.
  • Les superaliments peuvent aider, mais seulement s’ils s’intègrent dans une alimentation équilibrée.
  • Les compléments alimentaires doivent répondre à un besoin précis, pas remplacer les repas.

Comprendre les baisses d’énergie : quand la nutrition dérègle votre moteur interne

Une baisse de régime n’arrive pas par hasard. Le corps fonctionne comme un moteur hybride : il utilise plusieurs sources de carburant selon l’intensité de l’effort, le moment de la journée et l’état des réserves. Si l’apport alimentaire est irrégulier, trop sucré ou trop pauvre en nutriments, ce moteur perd en efficacité. Le sportif le ressent vite : jambes lourdes, concentration basse, envie de sucre, irritabilité ou séance écourtée.

Le premier mécanisme à comprendre concerne la glycémie. Après un repas riche en sucres rapides, le glucose sanguin monte vite. Le cerveau adore cette sensation, car l’énergie semble disponible immédiatement. Mais le pancréas sécrète de l’insuline pour faire entrer ce glucose dans les cellules. Si la montée est brutale, la descente l’est souvent aussi. C’est le fameux coup de barre, fréquent après une viennoiserie, un soda ou un repas composé surtout de pain blanc et de dessert sucré.

Le piège des sucres rapides dans la routine sportive

Karim, qui pratique le renforcement musculaire le soir, pensait bien faire en prenant une boisson sucrée avant chaque séance. Les dix premières minutes étaient bonnes, puis il perdait en intensité. Son problème n’était pas le manque de motivation, mais le mauvais timing des glucides. En remplaçant cette boisson par une collation plus complète, avec une banane, un yaourt nature et quelques amandes, il a obtenu une énergie plus progressive.

Les glucides ne sont donc pas les ennemis. Au contraire, ils sont essentiels pour soutenir l’effort, surtout en course, vélo, sports collectifs ou musculation intense. La différence se joue dans leur qualité. Les flocons d’avoine, le quinoa, les lentilles, les patates douces ou le pain complet fournissent des glucides complexes. Ils se digèrent plus lentement et limitent les variations brutales de la glycémie.

Pourquoi dormir ne suffit pas toujours

Beaucoup de personnes pensent qu’une bonne nuit doit automatiquement effacer la fatigue. C’est vrai seulement si le corps dispose des ressources nécessaires pour fonctionner. Dormir avec des réserves basses en magnésium, en fer ou en vitamines du groupe B revient à recharger un téléphone avec un câble abîmé : le temps de charge est là, mais le résultat reste incomplet.

La fatigue persistante peut aussi venir d’une digestion trop coûteuse. Un repas très gras, pauvre en fibres et pris rapidement demande un gros effort digestif. Le sang afflue vers le système digestif, la vigilance baisse et l’envie de bouger disparaît. Ce phénomène est courant chez les sportifs qui déjeunent vite entre deux réunions, puis veulent s’entraîner en fin d’après-midi.

Une alimentation équilibrée ne sert pas seulement à contrôler le poids. Elle sert à lisser les apports, préserver la masse musculaire, soutenir le système nerveux et maintenir une bonne disponibilité mentale. Pour aller plus loin sur l’organisation des prises alimentaires autour de l’effort, vous pouvez consulter ces conseils sur la planification des collations sportives.

La phrase à retenir : une baisse d’énergie répétée est souvent un signal de déséquilibre, pas une fatalité.

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Composer des repas anti-fatigue : protéines, fibres et glucides complexes au bon moment

Un repas anti-fatigue n’a rien de compliqué. Il repose sur une logique simple : associer un carburant durable, un matériau de construction et des régulateurs digestifs. En pratique, cela signifie combiner des glucides complexes, des protéines, des fibres, de bons lipides et des micronutriments. Cette combinaison ralentit l’absorption du glucose, nourrit les muscles et réduit les fringales.

Le petit-déjeuner est souvent le premier point faible. Un café, deux tartines de pain blanc et de la confiture donnent une énergie rapide, mais peu durable. À l’inverse, un bol de flocons d’avoine avec yaourt grec, fruits rouges et noix apporte des fibres, des protéines, du magnésium et des glucides progressifs. Pour Léa, ce simple changement a supprimé la fringale de 10 h 30.

La méthode de l’assiette stable

Pour construire un repas efficace, utilisez une règle visuelle. Remplissez la moitié de l’assiette avec des légumes, un quart avec une source de protéines et un quart avec des féculents de qualité. Ajoutez une petite portion de lipides utiles : huile d’olive, avocat, noix, graines ou poisson gras. Cette structure fonctionne pour un déjeuner de bureau, un dîner familial ou un repas de récupération.

Exemple concret : poulet grillé, riz complet, brocoli, huile d’olive et orange. Ce repas apporte des protéines maigres, des glucides réguliers, des fibres, de la vitamine C et des minéraux. Autre option végétarienne : lentilles, quinoa, épinards, graines de courge et citron. Le citron améliore l’absorption du fer végétal grâce à sa vitamine C.

Moment de la journée Objectif énergie Exemple de repas ou collation
Matin Éviter le creux de 10 h Flocons d’avoine, yaourt nature, banane, amandes
Déjeuner Limiter la fatigue après repas Quinoa, saumon, légumes verts, huile d’olive
Avant entraînement Fournir un carburant digeste Banane, fromage blanc ou tartine complète
Après entraînement Recharger et réparer les muscles Œufs, patate douce, salade colorée
Soir Récupérer sans digestion lourde Lentilles, légumes rôtis, tofu ou volaille

Les protéines comme stabilisateurs d’énergie

Les protéines ne servent pas uniquement à prendre du muscle. Elles ralentissent la digestion, soutiennent la réparation des tissus et participent à la fabrication de nombreuses enzymes. Un sportif qui mange trop peu de protéines peut ressentir une fatigue diffuse, surtout s’il enchaîne les séances sans récupération alimentaire correcte.

Les œufs sont un excellent exemple. Ils contiennent des protéines complètes et des vitamines B2 et B12, utiles dans la production d’énergie. Une omelette avec épinards et pain complet constitue un repas simple, rapide et efficace. Le tofu, le poisson, la volaille, les légumineuses et les produits laitiers nature peuvent jouer le même rôle selon les préférences.

Les fibres pour éviter les montagnes russes

Les fibres présentes dans les légumes, les fruits entiers, les céréales complètes et les légumineuses ralentissent l’arrivée du glucose dans le sang. Elles nourrissent aussi le microbiote intestinal, qui influence l’immunité, la digestion et parfois même l’humeur. Un ventre perturbé consomme de l’énergie et rend l’entraînement moins agréable.

Attention toutefois à ne pas surcharger l’intestin juste avant une séance. Une grande salade de crudités ou un plat très riche en légumineuses peut être parfait au déjeuner, mais inconfortable une heure avant de courir. Les sportifs sensibles peuvent consulter des repères utiles sur la nutrition sportive et la digestion.

La phrase à retenir : un repas énergisant n’est pas celui qui excite le corps, mais celui qui l’alimente régulièrement.

Vitamines, minéraux et superaliments : les vrais alliés contre la fatigue persistante

Quand l’énergie baisse malgré des repas corrects, il faut regarder du côté des micronutriments. Les calories donnent du carburant, mais les vitamines et les minéraux permettent au corps de l’utiliser. Sans eux, les réactions métaboliques tournent au ralenti. Chez un sportif, une petite carence peut vite se traduire par des performances en baisse, une récupération lente ou une sensation de lourdeur.

Le fer est l’un des plus importants. Il participe au transport de l’oxygène dans le sang. Si les apports sont insuffisants, les muscles reçoivent moins bien l’oxygène nécessaire à l’effort. Les signes peuvent être discrets : essoufflement inhabituel, pâleur, jambes molles, difficulté à tenir une intensité habituelle. Les femmes sportives, les végétariens et les coureurs d’endurance doivent y être particulièrement attentifs.

Fer, magnésium et vitamines B : le trio de base

Le fer se trouve dans la viande rouge maigre, la volaille, les œufs, les lentilles, les pois chiches, les épinards et les graines de courge. Le fer d’origine animale est mieux absorbé, mais le fer végétal reste très utile si on l’associe à de la vitamine C. Une salade de lentilles avec poivron, persil et jus de citron est donc plus intéressante qu’un plat de lentilles consommé seul.

Le magnésium intervient dans la contraction musculaire, la transmission nerveuse et la gestion de la fatigue nerveuse. On le retrouve dans les amandes, les noix de cajou, le chocolat noir à forte teneur en cacao, les céréales complètes, les légumineuses et certaines eaux minérales. Karim, sujet aux crampes et aux nuits agitées après ses séances, a amélioré son confort en ajoutant une poignée d’amandes au goûter et du chocolat noir après le dîner.

Les vitamines du groupe B aident à transformer les aliments en énergie utilisable. Elles sont présentes dans les œufs, les produits céréaliers complets, les légumineuses, les poissons, les viandes maigres et certains produits laitiers. Une alimentation très restrictive, monotone ou trop pauvre en féculents complets peut réduire ces apports.

Les superaliments utiles, sans discours magique

Le mot superaliments attire beaucoup d’attention, mais il faut rester lucide. Aucun aliment ne compense un quotidien désorganisé. En revanche, certains produits concentrent des nutriments intéressants. Les baies rouges apportent des antioxydants. Les graines de chia fournissent des fibres et des acides gras. Le cacao pur contient du magnésium. Le quinoa combine glucides complexes, protéines végétales, fer et magnésium.

La banane mérite aussi sa réputation chez les sportifs. Elle apporte des glucides faciles à utiliser, du potassium et de la vitamine B6. Avant une séance modérée, elle passe bien chez la plupart des personnes. Après un effort intense, elle aide à reconstituer une partie des réserves, surtout si elle est associée à une source de protéines.

  • Banane : pratique avant l’effort, facile à digérer, intéressante pour le potassium.
  • Œufs : protéines complètes et vitamines B pour soutenir la production énergétique.
  • Épinards : fer, magnésium et vitamine C selon la préparation.
  • Noix et amandes : bons lipides, magnésium et effet rassasiant.
  • Patate douce : glucides complexes, fibres et bêta-carotène.
  • Poissons gras : oméga-3, vitamine D et protéines de qualité.
  • Lentilles : fer végétal, fibres et énergie progressive.
  • Chocolat noir 70 % minimum : magnésium et antioxydants, en portion raisonnable.

Les compléments alimentaires : utiles seulement quand ils sont ciblés

Les compléments alimentaires peuvent rendre service, mais ils ne doivent pas devenir un réflexe automatique. Un complément en fer sans besoin réel peut être problématique. Un magnésium mal choisi peut irriter l’intestin. Une multivitamine ne corrige pas un déjeuner composé de produits ultra-transformés. La bonne démarche consiste à observer les symptômes, analyser l’alimentation, puis demander un avis professionnel si la fatigue persiste.

Pour les sportifs débutants, la priorité reste d’abord les bases : repas réguliers, hydratation, sommeil, récupération et progressivité. Les conseils de nutrition sportive pour les débutants permettent souvent d’éviter les erreurs classiques : s’entraîner à jeun sans stratégie, supprimer les féculents ou copier les routines de sportifs avancés.

La phrase à retenir : les micronutriments ne donnent pas une énergie spectaculaire, ils permettent surtout au corps de ne pas en perdre inutilement.

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Hydratation, électrolytes et énergie mentale : le levier oublié des sportifs

La fatigue liée au manque d’eau est souvent sous-estimée. Pourtant, même une légère déshydratation peut diminuer la concentration, augmenter la perception de l’effort et perturber la coordination. Le corps humain dépend de l’eau pour transporter les nutriments, réguler la température, éliminer les déchets et maintenir le volume sanguin. Quand l’apport baisse, tout devient plus coûteux.

Chez les sportifs, la perte hydrique augmente avec la transpiration, la chaleur, l’intensité et la durée de l’entraînement. Une séance de vélo en intérieur, une course estivale ou un cours collectif intense peut provoquer une perte importante d’eau et de sodium. Le problème n’est pas seulement la soif. Quand elle apparaît, le déficit est parfois déjà installé.

Boire régulièrement plutôt que beaucoup d’un coup

Boire 1,5 à 2 litres d’eau par jour reste un repère courant pour un adulte, mais les besoins varient selon le poids, la température, l’activité et l’alimentation. Une personne qui transpire beaucoup ou s’entraîne longtemps doit adapter ses apports. L’idée n’est pas de se forcer à boire des litres sans raison, mais d’installer un rythme : un verre au réveil, un autre dans la matinée, de l’eau au repas, puis quelques gorgées avant et après l’effort.

Léa a résolu une partie de ses maux de tête d’après-midi en gardant une gourde visible sur son bureau. Ce détail a changé son comportement. Au lieu d’attendre la soif, elle buvait quelques gorgées toutes les 30 à 45 minutes. Son énergie mentale est devenue plus stable, surtout les jours d’entraînement.

Électrolytes : pourquoi sodium, potassium et calcium comptent

Les électrolytes sont des minéraux qui participent à l’équilibre hydrique, à la contraction musculaire et à la transmission nerveuse. Le sodium aide à retenir l’eau dans l’organisme. Le potassium intervient dans la fonction musculaire. Le calcium contribue à la contraction et à la santé osseuse. Le magnésium complète ce système en participant au relâchement musculaire.

Après une séance courte et modérée, de l’eau et un repas équilibré suffisent généralement. Après un effort long, très transpirant ou réalisé par forte chaleur, une boisson contenant des électrolytes peut être utile. On peut aussi miser sur des aliments simples : banane, soupe, eau minérale, yaourt, sardines, légumes verts ou pommes de terre. Pour comprendre ces mécanismes avec plus de précision, un guide dédié au rôle des électrolytes en nutrition sportive apporte des repères pratiques.

Café, thé, boissons énergisantes : attention au faux regain

La caféine peut améliorer la vigilance et certaines performances. Mais elle ne remplace ni le repos, ni l’eau, ni un repas complet. Prise trop tard, elle perturbe le sommeil. Prise en excès, elle peut augmenter la nervosité, accélérer le rythme cardiaque et masquer une fatigue réelle. Les boissons énergisantes, souvent riches en sucre, cumulent parfois deux problèmes : stimulation rapide et chute d’énergie ensuite.

Une stratégie simple consiste à garder le café comme outil ponctuel. Un café le matin ou avant une séance ciblée peut être pertinent. En revanche, multiplier les cafés pour tenir une journée déséquilibrée revient à tirer sur une batterie déjà faible. Le corps finit par réclamer son dû.

La phrase à retenir : l’eau ne donne pas une sensation spectaculaire, mais son manque enlève rapidement de la puissance au corps et au cerveau.

Éviter la fatigue après les repas : index glycémique, digestion et choix intelligents

La fatigue après repas touche beaucoup de personnes, même sportives. Elle apparaît souvent après le déjeuner : paupières lourdes, concentration en baisse, envie de sucre ou besoin urgent de café. Ce phénomène peut être lié à la quantité mangée, à la vitesse du repas, à la composition de l’assiette ou à l’index glycémique des aliments.

L’index glycémique mesure la capacité d’un aliment contenant des glucides à faire monter la glycémie. Les aliments très raffinés, comme le pain blanc, les confiseries, certains biscuits ou les sodas, provoquent souvent une réponse rapide. Les aliments complets, riches en fibres ou associés à des protéines, entraînent une réponse plus douce. Le but n’est pas de tout calculer, mais de comprendre les effets concrets.

Le déjeuner qui fatigue contre le déjeuner qui soutient

Prenons deux repas de bureau. Premier cas : sandwich pain blanc, chips, soda et dessert sucré. L’apport calorique peut être suffisant, mais la charge glycémique est élevée, les fibres faibles et les protéines parfois limitées. Deux heures plus tard, l’énergie chute. Deuxième cas : salade de quinoa, poulet ou pois chiches, légumes croquants, huile d’olive, fruit entier et eau. La digestion est plus régulière, la satiété dure plus longtemps et la vigilance reste meilleure.

Le volume compte aussi. Un repas énorme, même sain, demande une digestion importante. Si vous devez vous entraîner à 18 h, un déjeuner très copieux à 14 h peut encore peser. Il vaut parfois mieux alléger légèrement le repas principal et prévoir une collation structurée vers 16 h 30 : fromage blanc et fruit, tartine complète et purée d’amande, ou banane et poignée de noix.

Les bons lipides pour une énergie durable

Les lipides de qualité soutiennent le cerveau, les hormones et l’absorption de certaines vitamines. Avocat, huile d’olive, noix, amandes, graines de lin, sardines, maquereau et saumon sont de bons choix. Ils ne doivent pas envahir l’assiette, car leur digestion est plus lente, mais ils apportent une stabilité intéressante.

Un exemple simple : remplacer une sauce industrielle par un filet d’huile d’olive et du citron. Le goût reste présent, la digestion est souvent meilleure et la qualité nutritionnelle augmente. Autre exemple : ajouter quelques noix à une salade de lentilles. Le repas devient plus rassasiant et plus complet.

La digestion commence avant la première bouchée

Manger vite fatigue. Quand on avale son repas en cinq minutes devant un écran, la mastication est insuffisante et les signaux de satiété arrivent trop tard. Le corps reçoit une masse alimentaire mal préparée. Résultat : ballonnements, somnolence et inconfort. Ce n’est pas un détail de bien-être, c’est une vraie variable de performance.

Une méthode efficace consiste à poser les couverts entre quelques bouchées et à respirer avant de commencer. Cela paraît banal, mais le système nerveux passe plus facilement en mode digestion. Chez Karim, qui mangeait toujours debout entre deux clients, ce changement a réduit les douleurs abdominales pendant ses entraînements du soir.

La phrase à retenir : pour éviter le coup de barre, il faut penser autant à la qualité du repas qu’à la manière de le manger.

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Adapter sa nutrition à l’entraînement, au stress et au mode de vie réel

La meilleure stratégie alimentaire est celle que vous pouvez tenir. Un plan parfait sur le papier ne sert à rien s’il ne respecte pas vos horaires, votre budget, vos goûts et votre niveau sportif. La gestion du stress joue aussi un rôle majeur. Quand le stress monte, le sommeil se dégrade, les envies sucrées augmentent et la digestion devient plus sensible. L’énergie dépend donc autant de l’assiette que du contexte.

Les sportifs qui débutent font souvent deux erreurs opposées. Certains mangent trop peu pour “sécher” rapidement. D’autres compensent chaque séance avec des aliments très riches, en pensant avoir tout brûlé. Dans les deux cas, le niveau d’énergie devient instable. Le bon repère consiste à nourrir l’effort sans exagérer, puis à observer les sensations : faim, récupération, sommeil, motivation, performance.

Avant l’effort : léger, utile et digeste

Avant une séance, le repas ou la collation doit fournir du carburant sans alourdir. Si vous mangez trois heures avant, un repas complet fonctionne bien : riz complet, œufs, légumes cuits et fruit. Si vous n’avez qu’une heure, préférez une option plus simple : banane, compote sans sucres ajoutés, yaourt nature ou petite tartine complète.

Le choix dépend aussi du sport. Un entraînement de musculation tolère parfois mieux une collation protéinée. Une séance de course intense demande souvent des glucides digestes. Un sport collectif nécessite une énergie disponible, mais pas de lourdeur digestive. Les différences entre disciplines méritent d’être prises en compte, comme l’explique cet article sur la nutrition selon les sports d’équipe et individuels.

Après l’effort : réparer, recharger, réhydrater

Après l’entraînement, le corps a trois priorités : reconstituer une partie des réserves de glycogène, réparer les fibres musculaires et restaurer l’équilibre hydrique. Un repas contenant protéines, glucides complexes et légumes couvre la plupart des besoins. Par exemple : saumon, patate douce et haricots verts. Ou version végétarienne : tofu, riz complet, légumes sautés et graines de sésame.

Il n’est pas obligatoire de se précipiter sur un shaker dès la dernière répétition. Si le repas arrive dans les deux heures et qu’il est complet, cela suffit souvent. En revanche, si vous avez une longue attente, une collation aide : lait chocolaté peu sucré, fromage blanc et fruit, sandwich complet au thon, ou boisson végétale enrichie et banane.

Stress, fatigue mentale et envies de sucre

Le stress chronique modifie les comportements alimentaires. Il pousse vers des aliments rapides, gras ou sucrés, car le cerveau cherche une récompense immédiate. Le problème, c’est que cette solution soulage quelques minutes et entretient ensuite l’instabilité. Une journée tendue suivie d’un dîner très sucré prépare souvent un réveil lourd.

Pour casser ce cycle, il faut préparer des options faciles. Avoir des œufs, des lentilles cuites, des fruits, des yaourts nature, du pain complet, des noix et des légumes surgelés permet d’improviser un repas correct en dix minutes. La discipline ne dépend alors plus seulement de la volonté, mais de l’environnement.

Les huiles essentielles sont parfois évoquées dans les routines de confort, notamment pour l’odeur, la détente ou certains usages culinaires très encadrés. Elles ne remplacent jamais les bases alimentaires, mais peuvent s’intégrer avec prudence dans une approche globale. Pour un usage adapté au contexte sportif, mieux vaut s’appuyer sur des repères sérieux comme ceux présentés dans ce guide sur les huiles essentielles en nutrition sportive.

La phrase à retenir : l’énergie durable vient d’une stratégie réaliste, répétée souvent, plutôt que d’un plan extrême tenu trois jours.

Questions fréquentes sur les solutions nutritionnelles contre les baisses d’énergie

Pourquoi ai-je une baisse d’énergie alors que je dors suffisamment ?

Une fatigue malgré un bon sommeil peut venir d’une alimentation trop pauvre en fer, magnésium, vitamines B ou protéines. Elle peut aussi être liée à une hydratation insuffisante ou à des repas riches en sucres rapides qui provoquent des variations brutales de glycémie.

Quels aliments privilégier pour retrouver de l’énergie rapidement ?

Pour une énergie rapide mais plus stable, privilégiez une banane avec un yaourt nature, une tartine complète avec purée d’amande, des œufs avec du pain complet ou un bol de flocons d’avoine. L’idéal est d’associer glucides, protéines et fibres.

Les compléments alimentaires sont-ils nécessaires contre la fatigue ?

Ils peuvent être utiles en cas de besoin identifié, par exemple une carence en fer, en vitamine D ou en magnésium. Mais ils ne remplacent pas une alimentation équilibrée. En cas de fatigue persistante, un bilan médical ou nutritionnel est préférable avant de se supplémenter.

Combien d’eau boire pour éviter les coups de fatigue ?

Un repère courant se situe autour de 1,5 à 2 litres par jour, à ajuster selon la chaleur, la transpiration et l’activité physique. Le plus important est de boire régulièrement, avant d’avoir très soif, et de penser aux électrolytes lors des efforts longs ou très transpirants.

Que manger avant une séance de sport quand on se sent fatigué ?

Si la séance approche, choisissez une collation digeste : banane, compote sans sucres ajoutés, yaourt nature, petite tartine complète ou poignée d’amandes selon votre tolérance. Évitez les aliments très gras ou très riches en fibres juste avant l’effort.